Tuesday, 27 September 2011

And every leaf of bush and weed is tipt with autumn’s pencil now...


The summer-flower has run to seed,
And yellow is the woodland bough;
And every leaf of bush and weed
Is tipt with autumn’s pencil now.

And I do love the varied hue,
And I do love the browning plain;
And I do love each scene to view,
That’s mark’d with beauties of her reign.

John Clare, Autumn


Thursday, 22 September 2011

L’école buissonnière...


En sortant de l'école
nous avons rencontré
un grand chemin de fer
qui nous a emmenés
tout autour de la terre
dans un wagon doré (...)

Au-dessus de la mer
nous avons rencontré
la lune et les étoiles
sur un bateau à voiles
partant pour le Japon
et les trois mousquetaires
des cinq doigts de la main
tournant ma manivelle
d'un petit sous-marin
plongeant au fond des mers
pour chercher des oursins (...)

Jacques Prévert


Monday, 19 September 2011

Every blossom is an apple...


Nous allions au verger cueillir des bigarreaux.
Avec ses beaux bras blancs en marbre de Paros
Elle montait dans l'arbre et courbait une branche ;
Les feuilles frissonnaient au vent ; sa gorge blanche,
O Virgile, ondoyait dans l'ombre et le soleil ;
Ses petits doigts allaient chercher le fruit vermeil,
Semblable au feu qu'on voit dans le buisson qui flambe.
Je montais derrière elle ; elle montrait sa jambe,
Et disait : «Taisez-vous ! » à mes regards ardents ;
Et chantait. Par moments, entre ses belles dents,
Pareille, aux chansons près, à Diane farouche,
Penchée, elle m'offrait la cerise à sa bouche ;
Et ma bouche riait, et venait s'y poser,
Et laissait la cerise et prenait le baiser.

Triel, juillet 18...

Victor Hugo, Nous allions au verger.


Niépce : Correspondance et papiers


«Cette édition en ligne revue et corrigée de NIEPCE, correspondance et papiers consiste en un corpus de plus de sept cents documents provenant de cinquante services d’archives mondiaux ; de notes de bas de pages riches de milliers de références ; d’un index de noms de personnes de plus de trois mille noms ; doté de modules de recherches multicritères et croisées.

Traits d'Histoire exhumés, secrets domestiques révélés, pages recollées de l'histoire des sciences rendent captivantes les confidences de l’inventeur de la photographie et du moteur à combustion interne Joseph-Nicéphore Niépce (1765-1833).
Bien plus, leur singularité confère à NIEPCE, correspondance et papiers une place privilégiée. Mieux qu’un cahier de laboratoire, ces lettres écrites pour la plupart à des proches, dans un cadre très privé, font entrer dans l’intimité de l’inventeur, au coeur de ses échecs, de ses erreurs, de ses doutes, mais aussi de ses espoirs et de ses réussites révélatrices de sa créativité et de son ingéniosité. La correspondance ne cache rien. Ici sont exposées les qualités mais aussi les faiblesses qui d’habitude sont gommées dans les récits des inventeurs. Pour le chercheur contemporain, la lecture des lettres de Niépce est unique.»

Musée Maison Nicéphore Niépce

Thursday, 15 September 2011

Je descendais quelques arpèges... Francis Cabrel...




Paris-Québec sous les étoiles | Générale | 7 juillet 2011
Adossé à un chêne liège,
Je descendais quelques arpèges
En priant Dieu bout d'art que sais-je,
Est ce que tu penses à nous un peu.

Le monde est aux mains de stratèges
Costume noir, cravate beige
Ou turban blanc comme la neige
Qui joue de bien drôles de jeux.

Il y a dans nos attelages
Des gens de raison, de courage,
Dans tous les camps de tous les âges
Dont le seul rêve est d'être heureux.

On a dressé des cathédrales,
Des flèches à toucher les étoiles,
Dit des prières monumentales,
Qu'est- ce qu'on pouvait faire de mieux.

Etes vous là, êtes vous proche
Ou trop loin pour entendre nos cloches
Ou gardez vous les mains dans les poches
Ou est-ce vos larmes quand il pleut.

D'en haut de vos très blanches loges
Les voyez vous qui s'interrogent
Millions de fourmis qui pataugent
La tête tournée vers les cieux.

Sommes nous seul dans cette histoire,
Les seuls à continuer à croire ,
Regardons nous vers le bon phare
Où le ciel est t-il vide et creux.

Adossé à un chêne liège
Pris comme dans les fils d'un piège
Je descendais quelques arpèges
Je n'avais rien trouvé de mieux.

Où êtes vous dans l'atmosphère,
On vous attend on vous espère,
Mais c'est le doute et le mystère
Que vous m'aurez appris le mieux.

Adossé à un chêne liège
Je descendais quelques arpèges
Par un après-midi pluvieux.

Je descendais quelques arpèges
par un après-midi pluvieux.

Francis Cabrel, Le Chêne Liège


Wednesday, 7 September 2011

My Blue Heaven...


Whippoorwills call, evenin' is night
Hurry to my Blue Heaven
Turn to the right, there's a little white light
Will lead you to my Blue Heaven

You'll see a smilin' face, a fireplace, a cozy room
Little nest that nestles where the roses bloom

Molly and me, and the baby makes three
We're happy in my, in my Blue Heaven

You're gonna see a smilin' face, fireplace, cozy room
And a little nest nestled where the roses bloom

Just Molly and me, and the baby is three
We're so happy in my Blue Heaven
We're happy in my Blue Heaven
We're happy in my Blue Heaven!

Leon Redbone, My Blue Heaven

Musique: Walter Donaldson. Paroles: George A. Whiting

Sunday, 4 September 2011

Il fait sous le marteau voler les étincelles...


Dans un recoin rougi d’une chaude lueur,
La manche retroussée et le front en sueur,
Le vaillant forgeron frappe sur son enclume.

Devant l’objet qui naît de son effort vainqueur,
Au feu de la fierté souvent son œil s’allume.

Et, loin de l’atelier, l’Homme semble en exil,
Et, comme quelque oiseau blessé, traîne les ailes.

Mais il est rayonnant, il est superbe à voir,
Lorsque dans la pénombre, à l’approche du soir,
Il fait sous le marteau voler les étincelles.

William Chapman