
À Monsieur, un souffle, la vie...
Comme elles diffèrent des miennes, les plumes des oiseaux que l’air emporte, légers. Les miennes me pèsent tant que parfois même les pleurs n’en allègent pas le poids.Comme ils sont heureux les oiseaux, comme elles sont légères et douces, les plumes que Dieu leur a données ! Les miennes me pèsent tant, ah si su savais combien… Dieu le sait, lui, et moi aussi. ( L’acte II s’ouvre sur un extrait d’un fado créé — et enregistré — par Amália en 1945 au Brésil, As penas. Le poème est difficile à traduire, puisqu’il joue sur les deux sens du mot pena en portugais, qui est à la fois peine et plume. Lili-et-Lulu.)
Lula Pena, Troubadour, Acte II
























































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