Monday, 27 July 2009

Perhaps this was one of the unravished places...

So she sat, looking at the rain, listening to the many noiseless noises of it, and to the strange soughings of wind in upper branches, when there seemed to be no wind. Old oak-trees stood around, grey, powerful trunks, rain-blackened, round and vital, throwing off reckless limbs. The ground was fairly free of undergrowth, the anemones sprinkled, there was a bush or two, elder, or guelder-rose, and a purplish tangle of bramble: the old russet of bracken almost vanished under green anemone ruffs. Perhaps this was one of the unravished places. Unravished! The whole world was ravished.

Some things can't be ravished. You can't ravish a tin of sardines. And so many women are like that; and men. But the earth…!

The rain was abating. It was hardly making darkness among the oaks any more.


D. H. Lawrence, Lady Chatterley's Lover...

Saturday, 25 July 2009

J'aimais le feu et la tendresse, tu vois je vous rêvais déjà...

J'aimais les fées et les princesses
Qu'on me disait n'exister pas
J'aimais le feu et la tendresse
Tu vois je vous rêvais déjà

J'aimais les tours hautes et larges
Pour voir au large venir l'amour
J'aimais les tours de cœur de garde
Tu vois je vous guettais déjà

J'aimais le col ondoyant des vagues
Les saules nobles languissant vers moi
J'aimais la ligne tournante des algues
Tu vois je vous savais déjà

J'aimais courir jusqu'à tomber
J'aimais la nuit jusqu'au matin
Je n'aimais rien non j'ai adoré
Tu vois je vous aimais déjà

J'aimais l'été pour ses orages
Et pour la foudre sur le toit
J'aimais l'éclair sur ton visage
Tu vois je vous brûlais déjà

J'aimais la pluie noyant l'espace
Au long des brumes du pays plat
J'aimais la brume que le vent chasse
Tu vois je vous pleurais déjà

J'aimais la vigne et le houblon
Les villes du Nord les laides de nuit
Les fleuves profonds m'appelant au lit
Tu vois je vous oubliais déjà


Jacques Brel, J'aimais...

Sunday, 5 July 2009

Give Me the Splendid Silent Sun...

Keep your splendid silent sun,
Keep your woods O Nature, and the quiet places by the woods,
Keep your fields of clover and timothy, and your corn-fields and orchards,
Keep the blossoming buckwheat fields where the Ninth-month bees hum(...)

(...)Give me interminable eyes...


Walt Whitman, Give Me the Splendid Silent Sun...

Wednesday, 1 July 2009

La pesanteur et la grâce...

Le beau est un attrait charnel qui tient à distance et implique une renonciation.

(...)Rester immobile et s'unir à ce qu'on désire et dont on n'approche pas.

(...)La distance est l'âme du beau.


Simone Weil, La pesanteur et la grâce...