Sunday, 28 December 2008

Destin...

Comme au ciel tournent les étoiles
Comme la voile au vent qui court
Comme la nuit succède au jour
Notre vie suit son cours

Destin,
Lorsque ta main frappe à la porte
Destin,
Sur le chemin tu nous emportes

D'un jour monotone
Tu fais le beau temps
Aujourd'hui l'automne
Demain le printemps...

Tino Rossi...

Tuesday, 23 December 2008

On a cold winter's night that was so deep...

The First Noel, the Angels did say
Was to certain poor shepherds in fields as they lay
In fields where they lay keeping their sheep
On a cold winter's night that was so deep.
Noel, Noel, Noel, Noel...

Sunday, 21 December 2008

Joy to the world...

Joy to the world
Let every heart prepare
While fields and floods, rocks, hills and plains
Repeat the sounding joy,
Repeat the sounding joy,
Repeat, repeat, the sounding joy...

Musique: Lowell Mason, 1848
Intitulée à l'origine "Antioch," il serait mentionné dans les notes de monsieur Mason "from George Frederick Handel."
La pièce fut nommée en l'honneur de la ville d'Antioch en Syrie.

Thursday, 18 December 2008

Older gents sit on the fence with their cap in hand...

...Too many books
Read me your favourite line...

Older gents sit on the fence
With their cap in hand
Looking grand
They watch their city change
Children scream, or so it seems,
Louder than before
Out of doors, and into stores with bigger names
Mama tried to wash their faces
But these kids they lost their graces
And daddy lost at the races too many times

Some things in life may change
But some things they stay the same

Like time, there's always time
On my mind...


Damien Rice... Older Chest...

Wednesday, 17 December 2008

Ça passe comme un rêve entre nos rives grises...

Des fois, quand j'ai le coeur écoeuré d'être en ville
Je viens le voir passer les pieds vissés à terre
Mais les yeux envolés vers l'Est, plus loin que l'Ile
Où l'horizon bascule et les rives se perdent...


Sylvain Lelièvre... Le Fleuve...

Sunday, 14 December 2008

Quand je venais te voir le soir dans ta mansarde...

J'avais pour te séduire un air de poète engagé
Et puis quelques chansons
Que t'écoutais parfois près du poêle en hiver
Quand je venais te voir le soir dans ta mansarde
Après avoir erré du côté de la butte

T'avais une robe légère et le sourire aux larmes
Et tu peignais le ciel que l'on voyait à peine
Malgré les six étages qu'il me fallait monter
Pour t'écouter parler de peinture ou d'ailleurs
Et t'étreindre un moment du côté de la butte

Et puis on buvait une bière en écoutant Paco
Qui chante encore plus faux que moi quand je t'imite
Quand les voisins frappaient nous on prenait la fuite
Et dehors sous la neige on désertait la butte


Texte : Yann Girard - Le Cirque des Mirages

Saturday, 13 December 2008

Saturday, 6 December 2008

Nous cherchons un royaume où vivre nos mystères...


...
Nous voguons cœur ouvert
Vers des îles lointaines
Sans carte de croisière
Sans voile souveraine

Nous brûlons de partir
Pour d’infinis voyages
De bâtir un empire
De glorieux naufrages

Nous comblons notre nuit
D’escales et de conquêtes
De rêves en dérives
De rives en tempêtes

Nous cherchons un royaume
Où vivre nos mystères
Et peuplons de sommeils
Nos rivages déserts...


La Mer... Parker-Yanovski... Le Cirque des Mirages...

Friday, 21 November 2008

Sweeter than roses...

Sweeter than roses, or cool evening breeze
On a warm flowery shore, was the dear kiss,
First trembling made me freeze,
Then shot like fire all o’er.
What magic has victorious love!
For all I touch or see since that dear kiss,
I hourly prove, all is love to me.


Lyrics: Author Unknown
Music : Henry Purcell... Pausanius

Sunday, 16 November 2008

Stanza...

Today, I will seek not the shadowy region;
Its unsustaining vastness waxes drear;
And visions rising, legion after legion,
Bring the unreal world too strangely near.

I'll walk, but not in old heroic traces,
And not in paths of high morality,
And not among the half-distingusihed faces,
The clouded forms of long-past history.


Emily Jane Brontë...

Thursday, 13 November 2008

Plusieurs fois l’aspect du monde est mort pour nous...

Et aujourd’hui, comme dans mon enfance, j’écoute le silence de l’automne. Rien n’est plus secret ni plus confidentiel. Dans l’espace d’une teinte uniforme, d’un gris velouté qui fascine et apaise, de la terre monte, - tantôt cinglant, tantôt figé, - un froid parfum d’aromates, de fumée et de cristal. Un immense repliement tient courbés et méditatifs les arbres, les feuillages jaunis, l’invisible mêlé à l’atmosphère, et qui rêve en suspens. D’un sage et commun consentement tout se penche, accepte une noble dégradation, car la nature, ayant l’expérience de son éternité, accueille sans révolte ses passagers repos. Il semble que les nymphes d’automne et les anges des campagnes catholiques passent, désormais unis, également innocents et chastes, sur le gazon d’un vert sombre, avivé de rosée, où se dresse le colchique violet. On croit entendre cette troupe d’ombres légères se réfugier et s’évanouir sous l’humide auréole du dahlia couronné de pluie.

Anna de Noailles, L'automne en Savoie...

Tuesday, 11 November 2008

Dans l'air où miroite l'automne...

Voici venu le froid radieux de septembre :
Le vent voudrait entrer et jouer dans les chambres ;
Mais la maison a l'air sévère, ce matin,
Et le laisse dehors qui sanglote au jardin.

(...)

Le silence est léger et calme ; par minute
Le vent passe au travers comme un joueur de flûte,
Et puis tout redevient encor silencieux,
Et l'Amour qui jouait sous la bonté des cieux

S'en revient pour chauffer devant le feu qui flambe
Ses mains pleines de froid et ses frileuses jambes,
Et la vieille maison qu'il va transfigurer
Tressaille et s'attendrit de le sentir entrer...

Anna de Noailles, « L'Offrande à la Nature »,
Le Cœur innombrable, poèmes, Calmann-Lévy, 1901...

Monday, 10 November 2008

Le temps s’est frayé un chemin...

...Après tant d’expériences, que reste-t-il d’intact ? La nature éternelle et la pureté du silence.

J’écris ces lignes dans le même jardin où s’éveillait ma curiosité du monde. C’est la fin de septembre ; le ciel, voilé, terni et comme résigné, ne conserve de physionomie que ce qu’un visage a de regard encore, les paupières fermées. Au bord du quai le lac palpite : on sent s’élever en molles buées son liquide azur respirant.

Et aujourd’hui, comme dans mon enfance, j’écoute le silence de l’automne. Rien n’est plus secret ni plus confidentiel.


Anna de Noailles, L'automne en Savoie...

Sunday, 2 November 2008

The shadow of a smile...

Lire à telle heure, sortir à telle heure, mais la rêverie baigne tant mon coeur que, tout à l'heure, lisant la description d'un dîner que faisaient sous les bambous d'un jardin de Malaisie, au dix-huitième siècle, deux tendres voyageurs, je me sentais mourir de nostalgie, de poésie, de vague et torturante espérance.

Anna de Noailles, extrait de "Correspondance 1901-1923, Anna de Noailles - Maurice Barrès", éditions L'Inventaire, Paris 1994...

Sunday, 26 October 2008

Ghost Days...

La lune fardée reposait galamment sur son drap symphonique, sur son beau bleu Satie…
...s’enfouit dans les voiles, qui voguaient dans l’onde ronde…

Gaëna, Une lune couleur sépia...

Tuesday, 21 October 2008

There it flows like some magical stream ...

(...)
I see that your imagination knows no bounds
There it flows like some magical stream
And carries you on its journey
(...)

How it grows heaven knows...

Vienna Teng...

Saturday, 11 October 2008

Comment dire...

...
Comment dire ... j'ai dessiné la lune
Comment dire ... déposé des enclumes
Comment dire ... mais il restait leurs plumes
Comment dire ... de juke box des souvenirs...

Emily Loizeau...

Tuesday, 7 October 2008

And talks the joy out of everything...

Drown out, the voice that breaks the silence
And talks the joy out of everything
You were found out and had to walk
in darkness without the only thing you care about

And we drive away and head for south
We found our way and blocked it out

Cry alone, and die alone
Pray alone, and stay alone...

Glen Hansard...

Thursday, 11 September 2008

It's a graceful silence...

Quand vous serez bien vieille, au soir, à la chandelle,
Assise aupres du feu, devidant et filant,
Direz, chantant mes vers, en vous esmerveillant :
Ronsard me celebroit du temps que j'estois belle.

Lors, vous n'aurez servante oyant telle nouvelle,
Desja sous le labeur à demy sommeillant,
Qui au bruit de mon nom ne s'aille resveillant,
Benissant vostre nom de louange immortelle.

Je seray sous la terre et fantaume sans os :
Par les ombres myrteux je prendray mon repos :
Vous serez au fouyer une vieille accroupie,

Regrettant mon amour et vostre fier desdain.
Vivez, si m'en croyez, n'attendez à demain :
Cueillez dés aujourd'huy les roses de la vie.

Pierre de Ronsard...

Friday, 5 September 2008

Am I the sea ?

Am I the boat ?
I feel the waves
It seems like home

Am I the sky ?
Am I the bird ?
I hear the wind
I know this song

I feel like I'm the trees and the wind
Holding them

I am further from pain
I'm opening... and you will stay
Like water is rain
Whispering


I feel like I'm the trees and the wind
Holding them

But now I am the eye of the storm
it's calm and i'm happy
But i still wonder
I feel like I'm the trees and the wind
Am I the boat ?
Or the sea ?

Maybe both...


Jorane...

Monday, 1 September 2008

Don't you lose your spirit to the wind...

...I used to be an angel
Now I'm just like everybody else
I used to be an angel
Now I'm just like everybody else
I left my wings in the gutter
And my halo is lost
Dusty on a shelf...

Oh maybe I'm a poor girl
But I don't worry about it none
Maybe I'm a poor girl
But I don't worry about it none
When this world comes crashing down
I know that I'll be standing in the sun
I'll be standing in the sun...


Jolie Holland...

Découvrez Jolie Holland!

Monday, 25 August 2008

In a corner of my head...

‘Cause this voice is running in circles
In a corner of my head
Making me dizzy but it feels so right...

The more that I hope…

Pascale Picard...

Sunday, 24 August 2008

Raconte-moi la mer...

Dis-moi ses aubes pâles
Et le bleu et le vert
Où tombent des étoiles

La mer c'est l'innocence
Du paradis perdu
Le jardin de l'enfance
Où rien ne chante plus
C'est l'écume et le sable
Toujours recommencés
Et la vie est semblable
Au rythme des marées...


Jean Ferrat...

Saturday, 23 August 2008

If I could save time in a bottle...

If I could make days last forever
If words could make wishes come true
Id save every day like a treasure and then
Again, I would spend them with you...

Jim Croce...

Thursday, 21 August 2008

Where everybody goes to change...

Gone away
Where nobody knows your name
Gone away
Where everybody goes to change
Gone away
And you never feel the same
Gone away

Fly away
Ride your kite out of the flames
Fly away
Grow flowers from your brain
Fly on, fly away
Come back again
Fly on fly away
Come back again

We failed.

A little bit wrong
We failed.

But now we're all gone

Away...

Jorane...

Sunday, 17 August 2008

J'étais un grand bateau descendant la Garonne...

J'étais un grand bateau descendant la Garonne
Farci de contrebande et bourré d'Espagnols
Les gens qui regardaient saluaient la Madone
Que j'avais attachée en poupe et par le col
Un jour je m'en irai très loin en Amérique
Donner des tonnes d'or aux nègres du coton
Je serai le bateau pensant et prophétique
Et Bordeaux croulera sous mes vastes pontons.

Qu'il est loin le chemin d'Amérique
Qu'il est long le chemin de l'amour
Le bonheur ça vient toujours après la peine
T'en fais pas mon ami j'reviendrai
Puisque les voyages forment la jeunesse
T'en fais pas mon ami j'vieillirai

Rassasié d'or ancien ployant sous les tropiques
Un jour m'en reviendrai les voiles en avant
Porteur de blés nouveaux avec mes coups de triques
Tout seul mieux qu'un marin je violerai le vent
Harnaché d'Espagnols remontant la Garonne
Je rentrerai chez nous éclatant de lueurs
Les gens s'écarteront saluant la Madone
En poupe par le col et d'une autre couleur

Qu'il est doux le chemin de l'Espagne
Qu'il est doux le chemin du retour
Le bonheur ça vient toujours après la peine
T'en fais pas mon ami j'reviendrai
Puisque les voyages forment la jeunesse
J'te dirai mon ami A mon tour
A mon tour...


Philippe Léotard (Léo Ferré)...

Saturday, 16 August 2008

La passante...

Son regard étroit et velouté se fixait, se collait sur la passante, si adhérent, si corrosif, qu'il semblait qu'en se retirant il aurait dû arracher la peau.

A la recherche du temps perdu, La Prisonnière (1923)

Marcel Proust...

Saturday, 9 August 2008

Je suis la forêt...

Je n'évolue pas, je suis. Il n'y a, en art, ni passé, ni futur. L'art qui n'est pas dans le présent ne sera jamais.

Pablo Picasso, Conversation avec Marius de Zayas...

Thursday, 7 August 2008

Tapisserie pluvieuse d'un désespoir agréable...

Tout ce que le coeur désire peut toujours se réduire à la figure de l'eau.

Paul Claudel, Positions et propositions...

Sunday, 3 August 2008

I believe that dreams come true...

I believe in wishing wells,
But I also believe in a lot of things,
Things the daisy tells,
I believe, I believe that a four-leaf clover brings,
Lots of luck, lots of joy, lots of happiness,
I believe those things.
And when it's christmas time I believe in santa claus,
Why do I believe, I guess that I believe because
I believe, I believe,
I believe that dreams come true,
If you wish for a dream by a wishing well,
Don't tell your wish or you'll break the spell...

Frank Sinatra...

Sunday, 27 July 2008

Moi, mes souliers...

Moi, mes souliers ont passé dans les prés
Moi, mes souliers ont piétiné la lune
Puis mes souliers ont couché chez les fées
Et fait danser plus d'une...

Félix Leclerc...

Monday, 21 July 2008

Memory almost full...

When was that summer when the skies were blue?
The bright red cardinal flew down from it's tree?
You tell me

When was that summer when it never rained?
The air was buzzin' with the sweet old honeybee
Let's see
You tell me

Were we there?
Was it real?
Is it truly how I feel?
Maybe
You tell me

Were we there?
Is it true?
Was I really there with you?
Let's see
You tell me

When was that summer of a dozen words?
The butterflies and hummingbirds flew free
Let's see
You tell me

Let's see
You tell me


Paul McCartney...

Friday, 18 July 2008

Sucre d'orge...

Quand je s'rai au bout de mon âge
tu garderas en héritage
c'est trois fois rien c'est pas grand chose
quelques mots et un peu de prose

C'est pas en décrochant la lune
que je t'offrirai la fortune
mais à cultiver les images
j'ai des perles dans mes bagages

Des mots plus fruités que les mangues
des mots qui fondent sous la langue
et qui s'écoulent dans ta gorge
comme l'érable et le sucre d'orge.


Pascal Rinaldi...

Wednesday, 16 July 2008

Assis seul dans le silence...

Qui n'a pas connu l'attente...
Comme une mélodie violente
Suspendue à cette voix
Qui n'appellera pas

Assis seul dans le silence
Un sentiment venu d'enfance
Tout ce qui blesse
Tout ce qui tue
Tout ce qui ne viendra plus...


Lambert Wilson...

Sunday, 13 July 2008

I wish I was in New Orleans, I can see it in my dreams...

Well, I wish I was in New Orleans, I can see it in my dreams,
Arm-in-arm down Burgundy, a bottle and my friends and me

Hoist up a few tall cool ones, play some pool and listen
To that tenor saxophone calling me home
And I can hear the band begin "When the Saints Go Marching In",
And by the whiskers on my chin, New Orleans, I'll be there

I'll drink you under the table, be red-nosed, go for walks,
The old haunts what I wants is red beans and rice
And wear the dress I like so well, and meet me at the old saloon,
Make sure that there's a Dixie moon, New Orleans, I'll be there

And deal the cards roll the dice, if it ain't that old Chuck E. Weiss,
And Claiborne Avenue, me and you Sam Jones and all

And I wish I was in New Orleans, 'cause I can see it in my dreams,
Arm-in-arm down Burgundy, a bottle and my friends and me
New Orleans, I'll be there...

Tom Waits...

Tom Waits, I Wish I Was In New Orleans

Friday, 4 July 2008

Refléteront en nous leur âme lasse ou vive...

Les jours harmonieux et les saisons heureuses
Passeront sur le bord lumineux du chemin,
Comme de beaux enfants dont les bandes rieuses
S'enlacent en jouant et se tiennent les mains.
(...)
Le frivole soleil et la lune pensive
Qui s'enroulent au tronc lisse des peupliers
Refléteront en nous leur âme lasse ou vive
Selon les clairs midis et les soirs familiers.

Nous ferons notre coeur si simple et si crédule
Que les esprits charmants des contes d'autrefois
Reviendront habiter dans les vieilles pendules
Avec des airs secrets, affairés et courtois.


Anna de Noailles, L'Innocence...

Tuesday, 1 July 2008

Des cheveux sages ou turbulents...

Je songe au halètement lyrique avec lequel Michelet nous rapporte, dans un récit de sorcellerie, cet appel d’un possédé à celle qu’il conviait au Sabat : « Si tu ne peux te donner toi-même, donne-moi un seul de tes cheveux, donne-moi la moitié d’un seul de tes cheveux ! »

Anna de Noailles...

Tuesday, 24 June 2008

C'était la pâte même des choses, cette racine était pétrie dans l'existence...

Et puis j'ai eu cette illumination, écrit Sartre en évoquant les racines d'un marronnier qui s'enfonçaient dans la terre et qu'il fixait avec un regard de première fois, et puis voilà, tout d'un coup, c'était là, c'était clair comme le jour : l'existence s'était soudain dévoilée. Elle avait perdu son allure inoffensive de catégorie abstraite : c'était la pâte même des choses, cette racine était pétrie dans l'existence.

Jean-Paul Sartre...

Sunday, 22 June 2008

Harold's club is closing and everybody's going on home...

Well I'm walking on down Virginia Avenue
Trying to find somebody to tell my troubles to
Harold's club is closing and everybody's going on home
What's a poor boy to do?

I'll just get on back into my short, make it back to the fort
Sleep off all the crazy lizards inside of my brain
There's got to be some place that's better than this
This life I'm leading's driving me insane
And let me tell you I'm dreaming

Let me tell you that I'm dreaming through the twilight, this town has got me down
I've seen all the highlights, I've been walking all around
Won't make a fuss, I'll take a Greyhound bus, carry me away from
Tell me what have I got to lose?

Tom Waits...

Saturday, 21 June 2008

Think of all you've derived out of being alive...

You gentlemen who think you have a mission
Fairy tales can come true, it can happen to you
If you're young at heart
For it's hard, you will find, to be narrow of mind
If you're young at heart

You can go to extremes with impossible schemes
You can laugh when your dreams fall apart at the seams
And life gets more exciting with each passing day
And love is either in your heart or on its way

Don't you know that it's worth every treasure on earth
To be young at heart
And as rich as you are it's much better by far
To be young at heart

And if you should survive to 105
Think of all you've derived out of being alive
Then this is the best part
You have a head start
If you are among the very young at heart

Don't you know that it's worth every treasure on earth
To be young at heart
Or as rich as you are it's much better by far
To be young at heart

And if you should survive to 105
Think of all you've derived out of being alive
Then this is the best part
You have a head start
If you are among the very young at heart
If you are among the very young at heart

...


Tom Waits... (Lyrics: Carolyn Leigh, musical arrangement: Johnny Richards)

Tuesday, 17 June 2008

Ami bourgeois vous me faites envie, vous ne voyez donc point vos cimetières...

C'est trop facile d'entrer aux églises
De déverser toutes ses saletés
Face au curé qui dans la lumière grise
Ferme les yeux pour mieux nous pardonner

Tais-toi donc Grand Jacques
Que connais-tu du Bon Dieu
Un cantique une image
Tu n'en connais rien de mieux

C'est trop facile quand les guerres sont finies
D'aller gueuler que c'était la dernière
Ami bourgeois vous me faites envie
Vous ne voyez donc point vos cimetières

Tais-toi donc Grand Jacques
Et laisse-les donc crier
Laisse-les pleurer de joie
Toi qui ne fus même pas soldat

C'est trop facile quand un amour se meurt
Qu'il craque en deux parce qu'on l'a trop plié
D'aller pleurer comme les hommes pleurent
Comme si l'amour durait l'éternité

Tais-toi donc Grand Jacques
Que connais-tu de l'amour
Des yeux bleus des cheveux fous
Tu n'en connais rien du tout

Et dis-toi donc Grand Jacques
Dis-le-toi bien souvent
C'est trop facile
De faire semblant...

Jacques Brel...

Monday, 2 June 2008

Mon cœur ouvrait les bras...

...
Mon enfance passa
De servante en servante
Je m'étonnais déjà
Qu'elles ne fussent point plantes
Je m'étonnais encore
De ces ronds de famille
Flânant de mort en mort
Et que le deuil habille
Je m'étonnais surtout
D'être de ce troupeau
Qui m'apprenait à pleurer
Que je connaissais trop
J'avais L'œil du berger
Mais le cœur de l'agneau

Mon enfance éclata
Ce fut l'adolescence
Et le mur du silence
Un matin se brisa
Ce fut la première fleur
Et la première fille
(Et le premier garçon...)
La première gentille
Et la première peur
Je volais je le jure
Je jure que je volais
Mon cœur ouvrait les bras
Je n'étais plus barbare

Jacques Brel...

Tuesday, 27 May 2008

Comme l'eau que l'on boit à l'ombre dans les puits, le jardin se repose, enfermé dans son buis...

Voici que je défaille et tremble de vous voir,
Bel été qui venez jouer et vous asseoir
Dans le jardin feuillu, sous l'arbre et la tonnelle.
Comme votre douceur sur mon âme ruisselle !
Je retrouve le pré, l'étang, les noyers ronds,
Les rosiers vifs avec leurs vols de moucherons,
Le sapin dont l'écorce est résineuse et chaude ;
Tout le miel de l'été aromatise et rôde
Dans le vent qui se pend aux fleurs comme un essaim.
- On voit déjà gonfler et mûrir le raisin ;
L'odeur du blé nombreux se lève de la terre,
Le jour est abondant et pur, l'air désaltère
Comme l'eau que l'on boit à l'ombre dans les puits,
Le jardin se repose, enfermé dans son buis...
- Ah ! moment délicat et tendre de l'année,
Je vais vous respirer tout au long des journées
Et presser sur mon coeur les moissons du chemin ;
Je vais aller goûter et prendre dans mes mains
Le bois, les sources d'eaux, la haie et ses épines.
- Et, lorsque sur le bord rosissant des collines
Vous irez descendant et mourant, beau soleil,
Je reviendrai, suivant dans l'air calme et vermeil
La route du silence et de l'odeur fruitière,
Au potager fleuri, plein d'herbes familières,
Heureuse de trouver, au cher instant du soir,
Le jardin sommeillant, l'eau fraîche, et l'arrosoir...

Anna de Noailles...