Wednesday, 22 August 2007

Monday, 20 August 2007

Au bout des pages comme des quais...



«Mais les livres ont été mes oiseaux et mes nids, mes bêtes domestiques, mon étable et ma campagne;
la bibliothèque, c’était le monde pris dans un miroir; elle en avait l’épaisseur infinie, la variété, l’imprévisibilité.
Je me lançais dans d’incroyables aventures : il fallait grimper sur les chaises, sur les tables, au risque de provoquer des avalanches qui m’eussent enseveli. »

Jean-Paul Sartre, Les Mots...

Friday, 17 August 2007

«Ah, because the world is round,it turns me on, Because the world is round, Ah, because the wind is high,it blows my mind, Because the wind is high...»

Tuesday, 14 August 2007

Les silences où Mozart chante encore...

Serge Reggiani
IL FAUT VIVRE
C. Lemesle - C. Piget


Il faut vivre, l'azur au-dessus comme un glaive
Prêt à trancher le fil qui nous retient debout
Il faut vivre partout, dans la boue et le rêve
En aimant à la fois et le rêve et la boue
Il faut se dépêcher d'adorer ce qui passe
Un film à la télé, un regard dans la cour
Un coeur fragile et nu sous une carapace
Une allure de fille éphémère qui court
Je veux la chair joyeuse et qui lit tous les livres
Des poète au polar, de la Bible à Vermot
M'endormir presque à jeun et me réveiller ivre
Avoir le premier geste et pas le dernier mot
Étouffer d'émotion, de désir, de musique
Écouter le silence où Mozart chante encore
Avoir une mémoire hypocrite, amnésique
Réfractaire aux regrets, indulgente aux remords

Il faut vivre, il faut peindre avec ou sans palette
Et sculpter dans le marbre effrayant du destin
Les ailes mortes du Moulin de la Galette
La robe de mariée où s'endort la putain

Il faut voir Dieu descendre une ruelle morne
En sifflotant un air de rancune et d'espoir
Et le diable rêver, en aiguisant ses cornes
Que la lumière prend sa source dans le noir
On n'a jamais le temps, le temps nous a, il traîne
Comme un fleuve de plaine aux méandres moqueurs
Mais on y trouve un lit et un chant de sirènes
Et un songe accroché au pas du remorqueur
Jamais ce qui éteint, jamais ce qui dégoûte
Toujours, toujours, toujours, ce qui fait avancer
Il faut boire ses jours, un à un, goutte à goutte
Et ne trouver de l'or que pour le dépenser
Qu'on s'appelle Suzanne, Serge ou que sais-je
Quidam évanescent, anonyme, paumé
Il faut croire au soleil en adorant la neige
Et trouver le plus-que-parfait du verbe aimer

Il faut vivre d'amour, d'amitié, de défaites
Donner à perte d'âme, éclater de passion
Pour que l'on puisse écrire à la fin de la fête
Quelque chose a changé pendant que nous passions

Monday, 6 August 2007

Danse pour refaire le monde...

T'inquiète...
On va se refaire le monde...
Pour pas qu'il prenne froid, on le couvrira de musique...
On invitera toute la terre à un immense banquet...
Dans un monde grand comme le monde...
Comme un chemin que rien n'arrête... T'inquiète Lazare

Thursday, 2 August 2007

On the nature of daylight...

L’on peut voir pendant des mois le matin se lever sur la brousse, et cette neuve fraicheur et cette neuve beauté sont des choses à quoi l’on ne peut pas entièrement s’accoutumer.»

Vivienne de Watterville, Lumières d’Afrique

Wednesday, 1 August 2007

Valse pour ma mère...

J’ai glissé cette lettre dans mon imitation, un vieux livre qui appartenait à maman et qui sent encore la lavande, la lavande qu’elle mettait en sachet dans son linge, à l’ancienne mode.

Georges Bernanos, Journal d’un curé de campagne